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J'ai des hallu

Avoir des hallucinations peut arriver à un certains nombre de personnes. Ce n'est pas systématiquement signe de trouble psychique. Cependant, il te sera difficile de savoir par toi-même si ces phénomènes sont liés ou non à un trouble psychique. C’est pourquoi, il ne faut pas hésiter à consulter un psychiatre. 

Des maux en mots

Présenter des hallucinations est un phénomène retrouvé dans plusieurs troubles psychiques. Cependant, avoir des hallucinations n’est pas toujours un signe de trouble psychique. Potentiellement tout le monde peut avoir des hallucinations ou des expériences du type hallucinatoire. Il est possible qu'il s'agisse d'un phénomène transitoire et passager.

Ainsi, tu n'es pas le seul à entendre des voix.

C’est également vrai pour les autres types d’hallucinations (hallucinations visuelles, olfactive, tactiles, gustatives). 

Cependant, il te sera difficile de savoir par toi-même si ces phénomènes sont liés ou non à un trouble psychique. C’est pourquoi, il ne faut pas hésiter à consulter un psychiatre. 

L’expérience d’entendre des voix, de voir des choses (hallucinations visuelles) ou, encore, de sentir des odeurs varie d’une personne à l’autre. Voici quelques exemples:

  • J’entends des voix qui commentent mes mots ou mes pensées
  • J’entends des voix ressemblant à celles de personnes que je connais ou j’ai connu (ou encore de parfaits étrangers, d’animaux ou d’entités)
  • J’entends des voix qui me donnent des ordres et me menacent de me faire du mal ou de faire du mal à ma famille si je ne leur obéis pas
  • Je vois des choses, personnes que les autres me disent ne pas voir
  • Je sens des odeurs que les autres ne sentent pas 
  • En plus d’entendre une voix, je vois et ressent des choses étranges dans mon corps (ex. sensations comme la chaleur, des fourmillements, des ondes dans des zones spécifiques du corps)

Plusieurs facteurs semblent rendre plus vulnérables à avoir des hallucinations ou peuvent participer à leur déclenchement et maintien:

  • Le manque de sommeil et la fatigue 
  • Le deuil ou d’autres pertes importantes
  • La prise de substances (ex : drogues et alcool)
  • Le stress et la pression
  • Les traumatismes 
  • L’inactivité
  • Le manque de confiance en soi

Si ces expériences deviennent trop fréquentes ou trop intenses, on peut chercher des explications et parfois, celles-ci prennent une tournure délirante (par exemple : qu’on nous a implanté une puce dans le cerveau). Cette recherche d'explications peut augmenter le sentiment de détresse.

Que faire?

  • En parler à un proche, à une personne de confiance (parents, ami(e)s, profs, IDE scolaire, CPE, etc.)
  • Consulter un médecin : souvent, ces expériences sont tellement étranges qu’on n’ose pas en parler à quiconque de peur de ne pas être compris. Pourtant, en parler à quelqu’un, qui sait que ces bizarreries peuvent survenir, permet généralement de diminuer l’anxiété qu’elles génèrent. 
  • Stratégies d'adaptation face aux hallucinations stressantes. Ces stratégies resteront complémentaires et ne pourront se substituer à un avis voire une prise en charge médicale. Les stratégies d'adaptations sont de deux types. Il y a les stratégies à mettre en place avant que les hallucinations apparaissent qui visent à repérer et à mieux maîtriser les facteurs qui déclenchent les hallucinations (ex. stress, tristesse, etc.). Et les stratégies à mettre en place une fois que les hallucinations sont déjà présentes.

Stratégies d'adaptation avant les hallucinations

Posez-vous les questions suivantes :

  • Existe-t-il des situations où vous êtes plus sujet à avoir des hallucinations?
  • Y a-t-il des situations où vous vous sentez plus anxieux à cause de vos hallucinations ?
  • Certains sentiments déclenchent-ils régulièrement les hallucinations ?

Essayez d’identifier le moment de la journée, les lieux et les émotions qui déclenchent vos hallucinations et préparez vos stratégies d'adaptations.


Quelques exemples de possibles stratégies :

  • Prendre un bain chaud
  • Relaxation
  • Écouter de la musique
  • Faire du sport
  • Trouver un endroit calme et paisible
  • Prendre des habitudes de sommeil régulières

Stratégies d'adaptation après les hallucinations

Posez-vous les questions suivantes :

  • Comment réagissez-vous habituellement à vos hallucinations ?
  • Quel effet cela produit ? Cela augmente leur fréquence/intensité ? Ou cela diminue ?
  • Si cela diminue, pouvez-vous essayer de la mettre en place plus souvent ? 
  • Peuvent-elles être ajustées pour augmenter leurs effets bénéfiques ?

Quelques exemples de stratégies:

  • Écouter de la musique, des podcasts ou des livres audio
  • Parler avec quelqu’un
  • Techniques qui permettent de détourner l’attention vers d’autres informations : 
    • Technique du 5-4-3-2-1. Nommez 5 choses que vous pouvez voir, 4 choses que vous pouvez entendre, 3 choses que vous pouvez sentir, 2 choses que vous pouvez toucher et une chose que vous pouvez goûter.
    • Faire une promenade en vous concentrant sur vos pieds et la marche 
    • Dix respirations lentes et profondes. Concentrez-vous pleinement sur chaque respiration, au cours de l’inspiration et de l’expiration. Dites-vous le nombre de respirations chaque fois que vous expirez.
    • La technique Regarder – Pointer et Nommer qui consiste à regarder son entourage, trouver des objets, pointer et ensuite les nommer. 
  • De manière générale, les gens constatent qu’ils ont moins d’hallucinations lorsqu’ils sont occupés, notamment s’ils font quelque chose d’important ou de plaisant qui occupe leur esprit. 
  • Cependant, ces hallucinations peuvent prendre parfois trop de place et empêcher de mettre en place d'éventuelles stratégies.

Cependant, ces hallucinations peuvent prendre parfois trop de place et empêcher de mettre en place d'éventuelles stratégies.

Ces stratégies restent des aides complémentaires et ne doivent pas remplacer un avis médical psychiatrique pour vous aider à comprendre ce qui se passe et vous apporter une aide satisfaisante.

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